LE CHANT DES TREIZE GESTES (*)

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II importe de ne pas négliger les treize gestes.
La commande de l’intention prend sa source dans la taille.
On porte attention au changement et à la rotation du vide et du plein.
Le souffle circule dans tout Ie corps sans la moindre interruption.
Dans le calme, on se met en mouvement et, dans le mouvement, on demeure calme.
Selon le changement de l’adversaire, se révèle le mouvement merveilleux.
Avec le coeur, dans tous les gestes, on emploie l’intention.
On l’obtient et on ne le trouve pas difficile.
On porte attention, chaque instant, à la taille.Le souffle se vaporise lorsque le ventre se détend complètement.
Quand le coccyx est au milieu, l’esprit peut parvenir au sommet.
Tout le corps est habile et la tête est suspendue.
On cherche minutieusement avec le coeur.

Se rassembler et se déployer, ouvrir et fermer s’eflectuent librement.
Passer le seuil et guider le chemin se réalisent oralement.
Le Gong-fu est sans limite ; la méthode se pratique.
Si on parle des principes et de la pratique, quel est le but ?
L’intention et le souffle sont le roi ; les os et la chair sont les ministres.
Si on demande : pourquoi a-t-onl’intention de pratiquer ainsi ?
C’est afin de bénéficier de la longévité, de durer sans vieillir, comme au printemps.

Ce chant, ce chant contient cent quarante mots.
Chaque mot est vrai, précis et le sens est complet.
Si on ne cherche pas et n’étudie pas cela,
On gaspille le temps et c’est regrettable.

(*) Le chant des treize gestes est un texte traditionnel. On le trouve exposé dans de nombreux ouvrages chinois sur le Tai-ji quan.

Author: Didier Jouanin

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